Conseils de pro pour le vélo de montagne

Dévaler des pentes escarpées à toute vitesse, sauter des obstacles ou simplement prendre le temps d’admirer la vue du sommet d’une montagne ne sont seulement que quelques avantages du vélo de montagne, un sport des plus ludiques pour certains adeptes. Toutefois, pour les néophytes, un amoncellement de cailloux, un pont aménagé avec une chute vertigineuse à descendre ou des passages très étroits peuvent être intimidants. Pour apprécier le vélo de montagne à sa juste valeur, il faut partir du bon pied.

_MG_6115Afin de vous guider dans vos premiers coups de pédale en sentier et de vous en apprendre plus sur cette merveilleuse discipline qu’est le vélo de montagne, La Cordée s’est entretenue avec deux membres de son club cycliste, Sylvie Chénier et Laurie Arseneault. Venez profiter des conseils de ces deux professionnelles, astuces qui vont certainement vous éviter quelques mauvaises chutes ou tout simplement vous faire apprécier encore plus le vélo de montagne.

Les premières fois

Sylvie Chénier s’est initiée au vélo de montagne il y a cinq ans par pure curiosité. « Mes enfants étaient membres du Club Cycliste La Cordée. Lors des compétitions, ils avaient tellement l’air de triper que je n’avais pas le choix d’essayer ! Je voulais comprendre pourquoi ils avaient autant de plaisir », explique-t-elle. Après un premier tour dans les bois, tout s’éclaircit, et elle tombe amoureuse à son tour avec le vélo de montagne. « On a vraiment l’impression qu’on joue. Il n’y a plus de stress, on peut vraiment s’évader et faire le vide, car il faut se concentrer sur le sentier, sur ce que l’on voit », ajoute Sylvie, qui a été conquise par l’aspect ludique de la discipline.

Complètement à l’opposé de son amie Sylvie Chénier, Laurie Arseneault, ambassadrice vélo de montagne de La Cordée, ne garde pas un très bon souvenir de ses premiers coups de pédale en montagne. « J’ai vraiment détesté ce sport. J’ai commencé avec des pédales à « clip ». Je trouvais ça difficile et, quand je tombais, personne ne m’attendait. Disons que ça n’a pas du tout confirmé mon amour pour ce sport », se remémore la jeune fille qui malgré ses débuts épineux a persévéré.  Si bien que cette année, en 2015, elle a remporté le titre de championne canadienne dans la catégorie junior expert.

Deux exemples de première expérience diamétralement opposés qui donnent lieu à un premier conseil : pour aimer le vélo de montagne, il faut persévérer et être bien entouré. « Je recommande fortement aux gens qui débutent de rouler avec un mentor, de prendre un cours et de ne jamais de s’aventurer seuls dans les sentiers », affirme Sylvie, qui a elle-même appris les rudiments de la discipline sous l’œil attentif de ses enfants.  « Suivre un cycliste plus expérimenté en « suivant sa ligne », comme on le dit dans le milieu, est la meilleure façon d’apprendre », ajoute-t-elle.

Choisir le bon vélo

En plus de rouler avec le club cycliste de La Cordée, Sylvie travaille au rayon du vélo de l’entreprise, à Laval. En matière de conseils sur le choix d’un vélo, son avis est souvent éclairé et même précieux.

Les adeptes de vélo de montagne peuvent effectuer leur choix de monture dans une mer de possibilités, ce qui complique la prise de décision. Pour vous guider dans votre achat, Sylvie recommande de considérer les aspects suivants : l’âge, la condition physique du cycliste, l’expérience et le type de sortie. « Les personnes plus jeunes peuvent facilement être satisfaites d’un vélo à cadre rigide. Toutefois, passé trente ans, un vélo à double suspension peut aider à mieux amortir les chocs et c’est moins « dur » sur le dos. Aussi, les doubles suspensions pardonnent beaucoup plus les erreurs techniques, ce qui peut également être intéressant pour quelqu’un qui débute », explique Sylvie.

Ensuite vient la question du diamètre des roues : 27,5 po ou 29 po ? « Pour les femmes, je recommande plus souvent de commencer avec du 27,5 po. Cette grandeur sera plus maniable sur les pistes et permettra de profiter de roues moins lourdes lors des montées que celle de 29 po. Toutefois, les roues de 29 po ont l’avantage de passer partout, c’est un peu comme un tracteur », affirme la cycliste d’expérience.

De son côté, Laurie, qui roule sur un Superfly monté sur des 29 po, confirme l’aspect moins maniable de ses roues par moments, mais en adore le côté passe-partout. « Dans les parcours aux sentiers plus étroits, ça peut être plus difficile à piloter que des 27,5 po, mais j’adore le fait que ça pardonne beaucoup plus sur des terrains accidentés. Il faut simplement s’y habituer », conclut la jeune ambassadrice.

Questions en rafales aux deux cyclistes

Qu’est-ce que vous aimez le moins en vélo de montagne ?

A. : Quand je suis la première à passer dans les pistes le matin et que je fonce dans les toiles d’araignée… Je hais les araignées !

C. : Je n’aime pas les amoncellements de cailloux dans une montée. En descendant, je n’ai pas de problème à rouler sur les roches, mais dans les montées j’aime moins ça.

Qu’aimez-vous le plus du vélo de montagne ?

A. et S. C. : S’évader dans les bois et dépasser nos limites. C’est un sport exutoire qui fait beaucoup de bien.

Changez-vous souvent de vélo de montagne ?

A. : Oui. Chaque année, je dois changer ma monture pour les compétitions.

C. : J’essaie de changer de vélo aux deux ans pour rester à l’affut des nouveautés.

« Tubeless » ou pas

Tubeless (sans chambre) : Pneu déposé directement sur une jante de roue spécialement conçue à cet effet, qui a la particularité de créer un milieu dit « étanche » pour conserver l’air qui bombe le pneu sans avoir recours à une chambre à air.

A. et S. C. : Tubeless !

Vos coups de cœur dans les endroits où rouler ?

A. : Bromont et Tremblant pour l’entraînement, c’est très bien. Sinon j’ai adoré le parcours de Hardwood, l’une des plus belles courses cette année, et Tobo-Ski.

C. : Je viens tout juste d’essayer les sentiers du réseau Spénard à Saint-Adèle et je les ai adorés. Laurie, tu vas devoir essayer ça ! Sinon, Hardwood m’a beaucoup plu cette année ainsi que la course de Lac-Beauport.

Pour d’autres idées de destinations pour le vélo, prenez le temps de lire les coups de cœur des employés de La Cordée. Et, pour en savoir plus sur l’ambassadrice vélo de montagne formidable qu’est Laurie Arseneault, jetez un coup d’œil à son profil juste ici.

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Laurie Arsenesult

Passionnée de vélo de montagne, Laurie Arseneault a décroché le titre de championne canadienne junior en 2015. Malgré un horaire bien rempli, la jeune cycliste, qui n’est pas avare de son temps, s’implique avec cœur auprès des jeunes athlètes de sa communauté. La Cordée est enchantée de compter parmi ses ambassadrices cette jeune athlète aussi passionnée que talentueuse. Positive et réaliste, Laurie caresse maintenant un rêve olympique.