JTEL et le Raid international Gaspésie 2015

Du 10 au 13 septembre 2015, les nouveaux ambassadeurs de La Cordée en course d’aventure, Jeff Thibault-Flynn et Éloi Larrivée (équipe JTEL), ont affronté le parcours d’une compétition très exigeante, celui du Raid international Gaspésie (RIG). La Cordée s’est entretenue avec Jeff pour vous en apprendre plus sur l’expérience au RIG de nos protégés… et employés de nos magasins, Jeff et Éloi.

Un « raid » est une course d’aventure qui se déroule sur plusieurs jours en pleine nature. Celui de la Gaspésie, le RIG deuxième édition, s’est étalé sur quatre jours et 300 kilomètres.

La compétition rassemble diverses disciplines, que les participants se doivent de maîtriser. On parle ici de vélo de montagne, de course à pied sur sentier, de natation, de canot de mer et de rivière ainsi que d’activités de cordes (escalade, rappel, tyrolienne, etc.).

Pour participer à un raid, les participants doivent former des équipes de deux à quatre personnes et être en mesure de s’orienter seuls dans les bois durant les différentes étapes de la course. Aucun appareil électronique n’est accepté; on évolue à l’ancienne, carte et boussole en main. C’est une expérience très intense.

 

JTEL, équipe d’ambassadeurs à toute épreuve

11910961_634827296659305_245037066_nAmis depuis près de six ans, Jeff et Éloi se sont rencontrés dans le cadre du volet expédition du programme des cadets. C’est aussi à cette époque qu’ils ont acquis et perfectionné leurs habiletés en trekking, en canot, en course d’orientation et en bien d’autres disciplines. Puis, de fil en aiguille, leur amitié et leur passion pour les expéditions les ont menés vers les courses d’aventure.

« La moyenne d’âge des athlètes de courses d’aventure est environ de 35 à 40 ans. Nous sommes vraiment hors catégorie ! » explique Jeff. En effet, Jeff et Éloi sont respectivement âgés de 22 ans et de 18 ans. La différence d’âge avec les autres athlètes ne freine par contre pas du tout leur enthousiasme. « Ça (l’écart d’âge) nous force à nous dépasser. On veut montrer que c’est une discipline atteignable pour les jeunes aussi », affirme Jeff.

Ensemble, les deux amis forment un jeune duo dans lequel les forces de l’un complètent les faiblesses de l’autre. Jeff est reconnu pour son sens de l’organisation hors pair, son dynamisme et sa persévérance. Éloi, quant à lui, le complète avec sa détermination, son côté audacieux et ses qualités de meneur.

Avant le RIG, JTEL a participé à quelques raids de courtes durées (huit heures), raflant au passage deux médailles de bronze et une, d’argent. Ces réussites les ont poussés à s’inscrire, in extremis, au défi proposé en Gaspésie. « C’était un peu dernière minute comme inscription. On a été chanceux qu’il reste des places », lance Jeff.

Dépasser ses limites, affronter ses peurs

DSC_0392Durant les quatre jours de la compétition, les deux membres de l’équipe JTEL ont été poussés à se surpasser, et ce, sur tous les fronts. Le moral comme les capacités mentales sont autant mis à rude épreuve que les capacités physiques. « Quand tu dois sauter à l’eau pour aller chercher ton « point de contrôle » et qu’il fait à peine 10°C, c’est très difficile. Tu sais que tu vas être mouillé pour le reste de la journée et que tu vas avoir froid dans un canot. C’est horrible. J’en ai même pleuré tellement il faisait froid ! » raconte Jeff.

En course d’aventure (raid), un point de contrôle se présente sous la forme de directives laissées sur le parcours. Ces dernières révèlent aux participants la suite de l’aventure. En bref, c’est un géocache. Notez le « PC » en visionnant l’extrait vidéo à la suite de cet article. C’est un point de contrôle.

Le soutien du coéquipier est primordial dans ce genre de compétition. Blessé au cours de la journée du samedi, Éloi aurait tout simplement pu abandonner la course. Toutefois, grâce aux encouragements de Jeff et à sa propre détermination, il a surmonté la douleur afin de poursuivre l’aventure. De son côté, Jeff s’est retrouvé à surmonter momentanément sa peur des hauteurs grâce à son coéquipier. « J’ai un peu (beaucoup) le vertige. L’une des étapes de la course consistait à sauter d’un pont de 35 pieds (10,66 m). Quand je suis arrivé pour sauter, je n’ai même pas eu le temps d’hésiter… parce qu’Éloi m’a poussé ! » explique-t-il en riant.

Raid de questions

Quelle étape du Raid vous a le plus impressionnés de toutes ?

Le moment le plus fort de notre course, c’est quand nous avons réussi à rattraper notre retard dans un segment de vélo de montagne. Nous étions la dernière équipe sur les onze équipes composées de deux participants. Cette partie de la course se déroulait dans de vrais sentiers de vélo, à notre avantage. Nous avons donc réussi à remonter dans les rangs pour finalement terminer en septième position, en plus d’avoir beaucoup de plaisir dans les pistes. Les spectateurs nous trouvaient drôles d’avoir encore autant d’énergie pour faire des sauts et des pirouettes avec nos vélos en fin de course.

Qu’avez-vous trouvé le plus difficile ?

Nos moments les plus difficiles ont été ceux en canot. Nous sommes d’excellents pagayeurs en rivière, mais en mer, avec le vent de front, nous ne faisions pas le poids. Les circonstances ont semé la pagaille entre nous et nous ont fait perdre de notre efficacité un certain temps.

En plus, lors des raids, les athlètes utilisent des pagaies doubles de kayak pour profiter de la double poussée. C’est beaucoup plus difficile à maîtriser comme technique que la technique régulière. Au cours de la première journée de canot, nous avions seulement nos pagaies simples. Mais nous avons rapidement changé de pagaies par souci d’efficacité ! Lors de la deuxième journée, nous nous sommes familiarisés avec la technique des pagaies doubles sur une rivière où il y avait des R2. Disons que, par obligation, nous sommes devenus bons en double poussée assez rapidement !

Quels seront vos prochains défis ?

Nous avons d’autres courses d’aventure de huit heures prévues, dont une cet hiver à Magog. Sinon, l’année prochaine, notre défi, c’est de refaire le RIG et d’améliorer notre classement. Nous aimerions aussi faire un autre raid international dans un autre pays, au Costa Rica ou en Uruguay, par exemple.

Écoutiez-vous de la musique pour vous motiver durant la course ?

En fait, durant ce genre de compétition, les appareils électroniques sont interdits. Donc, pas de musique, pas de cellulaire, pas de GPS. Même pas droit à une montre ! Pour nous habituer à cette contrainte, nous avions pris l’initiative de ne pas utiliser nos cellulaires pendant les quatre jours précédant la course.

Quel était votre objectif pour ce raid ?

C’était notre premier raid de 300 km. Donc, le but premier était de le compléter. Ensuite, peut-être de battre l’équipe Les Profs dans le bois de Géo Plein Air. Et c’est mission accomplie !

Type d’équipement requis pour participer à ce raid 

Lorsque vous participez à ce type de course d’aventure cela nécessite un minimum d’équipement. Voici un aperçu du matériel nécessaire :

Le Raid en images

Tout au long de l’aventure, caméras et appareils photo ont capturé les athlètes en pleine action. « C’est un peu « hallucinant » et surréaliste comme ambiance. On était filmé; il y avait toujours des journalistes et des gens qui nous attendaient aux zones de repos pour nous poser mille et une questions. Imaginez… Vous sortez du bois, exténué et, là, on braque une caméra sur vous et on vous pose tout plein de questions. C’est comme une émission de télé-réalité », affirme Jeff. « En plus, puisque nous étions la plus jeune équipe, nous avons soulevé beaucoup de questionnements », ajoute-t-il.

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Nous vous invitons à compléter votre lecture de notre article en visionnant cet extrait vidéo, qui présente brièvement le Raid international Gaspésie. Un documentaire complet sur le sujet devrait suivre dans les médias… Gardez l’œil ouvert. En attendant, peut-être que ce prélude saura, à lui seul, vous inciter à participer à une course d’aventure…

JTEL et le Raid international Gaspésie 2015
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