Plein air sans trace : randonner

Après un survol des sept principes du plein air sans trace et un saut un peu plus en profondeur sur la manière de les mettre en pratique lorsque vient le temps de se nourrir, c’est au tour de la pratique de la randonnée, de la marche, ou simplement de nos déplacements dans la nature de faire l’objet d’une analyse approfondie Leave No Trace.

Simplement, nos déplacements en nature dégradent presque inévitablement la nature autour de nous.

Dans de telles circonstances, l’objectif, c’est alors de réduire au maximum la trace qu’on laisse. Et aussi de donner une chance à la nature de se régénérer.

La marche en sentier

Pour atteindre cet objectif, lorsqu’il y a des sentiers, la règle d’or, c’est d’y rester.

Par exemple, dans les sentiers, ne tentez pas d’éviter les flaques de boue et les trous d’eau. Alors que la plupart des randonneurs essaieront de marcher en marge de ces flaques, le chemin, à force de passages, s’élargira et grugera l’espace que la nature possédait de bons droits.

Similairement, lorsqu’un obstacle se dresse au milieu du chemin, l’idéal c’est de ne pas essayer de l’éviter. Les chemins alternatifs créés par les usagers de ces chemins limiteront à tout coup les chances de la flore de rester en vie.

La randonnée hors-piste

Quoi faire s’il n’y a pas de sentier, que le chemin est simplement indiqué par des monticules de roches ou des affiches éparses?

Simplement, il est préférable de reconnaître et de se déplacer sur les surfaces durables.

Mais qu’elles sont ces surfaces? Les sentiers, préalablement mentionnés, en font partie. Les roches, le sable et le gravier en sont aussi. Ces surfaces sont durables de façon permanente. En hiver, on ajoute la neige et la glace, des surfaces durables temporaires, puisque lorsque leur couvert est assez épais, elle protège la végétation qui survit sous elle.

Évidemment, certaines formes de végétation sont aussi durables, mais il faut faire preuve de délicatesse : alors que certaines formes de plantes survivront sans problème au passage de quelques individus, comme les herbes et le gazon, d’autres formes de végétation plus fragiles n’auront pas autant de chance et mourront des causes du piétinement.

Dans la toundra comme dans le désert, esquivez particulièrement les petits amoncellements de végétation. Leur vie n’est déjà pas des plus faciles, laissons-leur une chance!

Un dernier conseil si vous randonnez dans le désert : évitez de marcher dans les flaques d’eau ou d’y toucher. Par définition, l’eau est rare dans le désert, certains microorganismes et certaines plantes réussissent à survivre grâce à ces petites mares seulement.

Des groupes restreints pour moins d’impact

Peu importe où vous marchez, l’idéal c’est aussi de rester en petits groupes. Plus on est nombreux, plus le groupe a tendance à s’élargir, et les gens ont aussi plus de chance de marcher côte à côte, ce qui, à la longue, élargit les sentiers.

Et puisqu’on n’est jamais seul à explorer la nature, pourquoi ne pas faire preuve de courtoisie en laissant passer les autres randonneurs qu’on croise? En sentier, la norme est aussi de laisser la priorité aux personnes qui se déplacent à cheval.


Suivez le blogue de La Cordée jusqu’à la semaine prochaine, notre présentation des principes du plein air sans trace continue! Découvrez les 7 principes du plein air sans trace et gardez l’œil ouvert pour notre dernier billet qui vous conseillera sur le camping. Vous souhaitez en apprendre davantage sur les principes du plein air sans trace? Faites le détour par notre billet sur l’alimentation sans trace!

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