Direction Kilimanjaro avec Lydiane

Après un été bien rempli en terre québécoise, constitué d’arrêts aux îles Mingan et aux îles de la Madeleine, pour ne nommer que ces deux destinations, Lydiane est sur le point de se lancer dans l’un des plus gros défis de sa vie : l’ascension du Kilimandjaro. Avec un groupe de dix personnes et un guide très expérimenté, elle se rend dès ce 15 septembre en Tanzanie pour un départ vers le sommet de l’Afrique. Après sept jours en montagne, elle s’offre un safari de quelques jours au parc national du Serengeti et puis une virée vers Zanzibar, cette île paradisiaque au large de la Tanzanie.

Par Lydiane St-Onge

À notre atterrissage à Arusha, on s’installe en ville pour une nuit avant de partir en direction du Kilimandjaro. En arrivant au point de départ de l’ascension, c’est le temps de remplir la paperasse et de se procurer nos permis, mais surtout de la pesée de nos bagages. Pourquoi? La majorité de notre matériel étant transportée par des porteurs locaux, nous avons une limite de poids de 15 kilogrammes par personne. Comme nous serons dix à gravir le Kili, nous aurons pas moins de 65 porteurs pour transporter notre matériel, mais aussi toute l’eau et la nourriture nécessaire pour ces 75 personnes qui montent ensemble jusqu’au plus haut sommet de l’Afrique.

65 personnes pour transporter tout notre matériel, ça peut sembler beaucoup, mais c’est aussi parce que le poids qu’ils ont le droit de transporter est régi par de sévères règlements locaux qui limitent le poids de chacun des sacs qu’ils transportent à 15 kilogrammes.

Ce trek, qui au total durera sept jours, ne nécessite aucune connaissance ou habileté technique en alpinisme, puisque plusieurs voies d’accès balisées s’offrent aux marcheurs qui se lancent le défi de l’ascension de cette montagne.

Lydiane lors d’un précédant voyage

La vraie difficulté de ce périple est, malheureusement, plutôt dure à contrôler : l’acclimatation à la haute altitude. Après un départ autour des 1300 mètres d’altitude, c’est un déniveler total de près de 4600 mètres qui nous mènera jusqu’au sommet de la montagne à 5895 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Heureusement pour nous, le taux de succès de l’ascension de ce géant est de près de 95 % pour notre agence de voyages. D’ailleurs, les Tanzaniens ont une expression bien à eux qui nous aide à nous mettre en tête que la meilleure manière d’attaquer l’altitude c’est d’y aller lentement : « pole, pole » ou « doucement, doucement ».

Même si ce n’est pas ma première expérience en haute altitude (au Pérou et en Bolivie, j’avais aussi frôlé les 6000 mètres lors d’autres expéditions), j’essaie de ne pas me mettre trop de pression, et j’insiste sur le fait que si je ne me rends pas au sommet, ce n’est pas un échec. Après tout, il faut écouter son corps, revenir en un morceau, mais surtout, j’aurai accompli une grande partie de l’ascension totale. C’est plutôt ça mon défi cette fois-ci : écouter mon corps.

Lydiane en Amérique du Sud

Maux de tête, difficulté à manger et à dormir, étourdissements, et le souffle court sont tous des symptômes susceptibles de se présenter en haute altitude, et dans mes voyages précédents, ce sont aussi des symptômes que j’ai eus.

Avec le recul, je n’aurais peut-être pas du continuer mes ascensions au Pérou et en Bolivie. Mais au moins, j’y ai appris quelque chose : c’est de respecter la montagne, et du même coup, de se respecter soi-même.

Cette fois-ci, entre autres mesures de sécurité, on prendra même les signes vitaux de tous les participants tous les matins et tous les soirs. En plus, la dernière portion de l’ascension se fait en une journée avec un retour au camp le soir même. Journée intense s’il en est une, on montera dès les petites heures de la nuit pour arriver au sommet autour de l’heure du lever du soleil et finalement redescendre pour rester le moins longtemps possible au-dessus de la barre des 5000 mètres d’altitude.

Ma préparation

Pour nous préparer à ce défi, notre futur guide, qui a fait l’ascension plus d’une vingtaine de fois, nous a fortement conseillé de nous familiariser avec notre matériel de randonnée en faisant l’ascension de plus petits sommets, ici, chez nous, près de Montréal.

Lydiane en rando au parc national de la Mauricie

Comme j’ai déjà l’habitude de mon sac à dos et de mon matériel de rando, je me suis plutôt adonnée à la randonnée pour le plaisir à quelques reprises depuis le printemps.

L’objectif de la préparation physique, c’est d’être en mesure de se rendre, lentement mais sûrement, au sommet du Kilimandjaro. Comme la forme physique n’a rien à voir avec l’acclimatation en altitude, nul besoin de s’entraîner de façon exagérée.

Lydiane en vélo

Fidèle à mes habitudes de sportive j’ai donc couru autour de six à huit kilomètres par semaine, pédalé quelques fois sur la classique voie Camillien-Houde du mont Royal, en plus de mes deux à trois séances de yoga ou de pilates hebdomadaires.

Pour mettre toutes les chances de mon côté, je suis même allée voir mon dentiste pour une vérification de l’état de mes dents. Cela peut paraître fou ou ridicule, mais c’est toujours plutôt désagréable de se découvrir une carie à 4000 mètres d’altitude. Et pour finir la mise au point corporelle, je me suis offert un rendez-vous chez mon ostéopathe, question de réaligner mes fascias et de me faire du bien avant de partir à l’aventure.

Mon matériel

Question de matériel, il faut être bien préparé et tout avoir avec soi. On n’a pas le luxe de faire demi-tour ou de se fier aux autres dans une expédition comme celle-là.

Voici la liste de ce que j’apporte :

Voici la liste de ce que j'apporte :

La Tanzanie, la suite

Même si l’ascension du Kilimanjaro est le plat principal de mon voyage en Tanzanie, n’en reste pas moins que j’en profiterai pour visiter un peu plus ce pays d’Afrique de l’Est.

Au moins un safari dans le parc national du Serengeti, au nord de la Tanzanie, s’ajoute à mon voyage. Avec de la chance j’en aurais plein la vue avec les animaux qui sont légion dans la savane africaine : gnous, girafes, éléphants, zèbres, gazelles et buffles, sans compter les centaines d’espèces d’oiseaux différentes qu’on retrouve dans cette région! Ça s’annonce magnifique.

Pour terminer en beauté, je reprends l’avion vers l’île de Zanzibar, située dans un archipel de l’océan indien juste au nord de la capitale de la Tanzanie, Dar es-Salaam. J’en profiterai alors pour faire de la plongée sous-marine, que j’adore, et du kitesurf. Et sans l’ombre d’un doute, la plage sera aussi au menu!

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