Plein air sans trace : camper

Comme ultime volet à notre exploration des techniques à appliquer pour être un pro du plein air sans trace, le sujet du camping nous semble être des plus pertinent.

Si vous avez suivi nos trois billets précédents sur les principes du plein air sans trace, sur les déplacements sans trace et sur la cuisine sans trace, vous retrouverez des similarités qui ne font que rappeler les bases de ce qu’est le plein air sans trace.

Les surfaces durables (bis)

À l’instar de nos déplacements, le choix de notre espace de campement aura un impact inévitable sur la nature. C’est pourquoi il faut installer notre campement sur les surfaces les plus durables possible.

Dans les parcs ou dans les zones où la randonnée et le camping sont courants, le camping façon Leave No Trace n’est pas très complexe. Il s’agit simplement d’utiliser un des emplacements prévus pour le camping, de ne pas construire un foyer ailleurs qu’à l’endroit conçu à cet effet et d’éviter de déplacer des bûches pour en faire des sièges.

Lorsque vient le temps de remballer son matériel, on s’assure de ne rien laisser derrière nous et on est prêt à partir.

C’est simple comme bonjour.

Pour ceux et celles qui ont appris à creuser des rigoles autour de la tente pour évacuer l’eau de pluie, les principes du plein air sans trace vous invitent à arrêter cette pratique. Si vous êtes équipé d’une tente moderne, elle vous protégera suffisamment de l’eau qui ruisselle au sol.

Le camping en pleine nature sauvage

En randonnée backcountry, il est d’abord préférable de camper loin des cours d’eau et des sentiers. Simplement, essayez de disparaître et de vous soustraire au regard des autres randonneurs.

Lorsque vous choisissez un espace pour planter votre tente, soyez alerte, particulièrement dans les zones où vous n’êtes pas les premiers à installer votre campement. Gardez l’œil ouvert pour trouver un emplacement qui a déjà subi les impacts de la présence humaine. De cette manière, vous n’abîmerez pas davantage la nature.

Vous partez à l’aventure dans des zones vierges? C’est plutôt l’inverse qu’il faut faire. Évitez de camper à plusieurs reprises au même endroit, et si vous êtes plusieurs, éloignez-vous les uns des autres. Le fait d’étendre votre campement aidera la nature à reprendre le dessus après votre départ. Comme pour la marche, mieux vaut installer son campement sur les surfaces durables, qu’elles soient dalles rocheuses, gravier, sable ou neige.

Au moment de votre départ, naturalisez l’espace de votre campement. Effacez vos traces et déplacez des détritus végétaux sur le sol. L’objectif? Permettre à la végétation de se régénérer, mais aussi d’éviter que d’autres randonneurs trouvent votre espace de campement, qu’ils l’utilisent et l’endommagent davantage.

Vous souhaitez en apprendre davantage sur les principes du plein air sans trace? Suivez ces liens.

 

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