Plein air sans trace : manger

Dans notre série sur le plein air sans trace ou les principes Leave No Trace, impossible d’éviter de parler de notre relation à la nourriture, du transport à la consommation jusqu’à la gestion de nos rebuts, matériels, comme corporels.

Au centre de l’éthique du tourisme sans trace se trouve la nécessité de laisser la nature dans son état original, comme si nous n’y étions jamais allés.

Pour vous aider, on vous propose quelques pistes de solution.

La préparation, la clef

Vous planifiez une sortie en nature? Prévoyez vos repas et vos collations.

Laissez le suremballage à la maison, et conservez uniquement le nécessaire. Vous amenez du gruau ou des noix? Remplissez un contenant réutilisable ou un sac refermable plutôt que d’acheter une boîte de portion individuelle. Le sans trace, ça commence à la maison comme à l’épicerie.

En limitant les emballages que vous apportez, c’est ça de moins à ramener avec vous à la fin de votre périple.

Le feu, ça laisse des traces

Lorsqu’on sort de la ville pour une journée ou pour quelques jours, on aime tous se faire un petit feu de camp à la fin de la journée.

Par contre, mieux vaut éviter de faire un feu en pleine nature, que ce soit pour le plaisir ou pour se nourrir.

C’est pourquoi il est mieux amener avec soit un brûleur personnel sur lequel ou pourra faire cuire son repas, plutôt que de créer un feu qui laissera à tout coup une trace de notre passage.

Cependant, si vous devez absolument faire un feu, faites-le le plus petit possible, n’utilisez que les petits branchages morts et secs qui se brisent facilement à la main.

Au moment de quitter les lieux ou de vous endormir, attendez que le feu soit totalement éteint et que les braises aient consumé l’entièreté de ce qui pouvait être brûlé. Vous ne voudriez pas devenir la personne qui a, sans le faire exprès, allumé un feu de forêt.

Une autre belle solution pour réduire l’empreinte d’un feu c’est encore d’utiliser une vasque de feu. Grâce à elle, vous pourrez faire un petit feu, sans laisser de trace de brûlure au sol.

Nutrition, digestion, déjection

Si vous passez la nuit dans la nature, il serait surprenant que vous n’ayez pas besoin de faire un tour par les toilettes. Mais quoi faire s’il n’y en a pas?

Pour éviter de contaminer les sources d’eau comme les rivières et les lacs, mais aussi pour éviter de déranger d’autres campeurs, déposez les excréments humains à plus de 70 mètres de ces endroits. Creusez de petits trous d’une profondeur de 15 à 20 centimètres puis recouvrez le trou et camouflez-le. Rapportez le papier hygiénique utilisé pour le jeter une fois de retour à la civilisation. Personne n’aime trouver un vieux bout de papier de toilette sur la rive.

Vous faites la vaisselle ou vous faites votre hygiène personnelle? L’idéal c’est d’utiliser un savon biodégradable. Attention! Même si le savon est biodégradable, utilisez un minimum de ce savon, puisque son impact, bien que moindre, se fera assurément sentir. À l’instar des excréments, déposez l’eau usée à plus de 70 mètres de cours d’eau et d’autres campements. Le plus important est de ne jamais vider son eau usée directement dans les lacs ou les rivières.


Suivez le blogue de La Cordée dans les prochaines semaines, notre présentation des principes du tourisme sans trace continue! Découvrez les 7 principes du plein air sans trace ici et gardez l’œil ouvert pour nos prochains billets sur les déplacements et les campements qui ne laissent pas de trace.

 

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