Collaborateurs

16 mai, 2014

                              Par Michèle Leclerc
cinéaste et journaliste, mère de 9 enfants.

En voyage, l’escale en ville est obligatoire, même pour les passionnées de plein air et de nature. Dès que l’on voyage à l’étranger, on doit transiger par l’aéroport et la métropole. Nous devons y acheter certains équipements spécialisés, obtenir nos visas, etc. Alors, pourquoi ne pas en profiter? Aussi bien allier l’utile à l’agréable et tirer plaisir de cet environnement urbain. Une préparation réfléchie peut aplanir presque tous les obstacles. Se déplacer avec des enfants demande certaines précautions. Celles-ci sont différentes si nous circulons en ville au milieu d’immeubles et de béton ou en pleine nature. Au fil des années, nous avons mis au point quelques astuces pour éviter les mésaventures.

9 mai, 2014

L’année dernière, La Cordée a choisi de s’impliquer auprès de jeunes athlètes de la région en parrainant, entre autres, le sympathique et inspirant triathlète Francis Lefebvre. Cette année, La Cordée a demandé à l’athlète de nous dresser un portrait de son évolution depuis l’an dernier. Vous serez à même de constater que, fidèle à lui-même, il met toute la gomme pour atteindre ses objectifs. Découvrez ce qu’il avait à nous raconter en ce début de saison de triathlon.

24 avril, 2014

La première question que les gens nous posent dès qu’ils nous abordent c’est : « Où allez-vous? » Ils se doutent bien que nous ne traînons pas tout cet équipement seulement pour une longue fin de semaine de trois jours. Nous leur répondons alors que notre destination finale, c’est l’Alaska. La deuxième question qui leur vient alors spontanément c’est : « Are you nuts ? » ce qui signifie, dans la langue de Shakespeare, que nous sommes non pas des noix, mais un peu fêlés.   Est-ce que nous sommes fous? Je ne sais pas. Du moins, pas pour le moment. Sauf que…

11 avril, 2014

« Maman, je veux traverser le Canada en vélo, l’été prochain » m’annonce Louis-Philippe, 15 ans, un soir d’hiver. De fil en aiguille, ses frères se joignent à lui. Finalement, le projet familial prend vie. Je décide de traverser le Canada en vélo avec mes 9 enfants, âgés de 4 à 20 ans, accompagnée par un des oncles de mon époux. Nous partirons de la maison et nous nous rendrons aux Îles de la Madeleine, puis nous prendrons l’avion jusqu’à Vancouver, pour revenir chez nous.

13 mars, 2014

jag_bicik_21Repousser ses limites. Voilà trois mots qui reviennent souvent dans le monde de l’expédition. Nous recherchons l’inconfort. Nous voulons, intentionnellement, nous mettre dans des situations qui nous font sortir des sentiers battus, des situations dans lesquelles l’adrénaline est reine. Nous savons très bien que l’adrénaline, c’est une drogue dont on peut difficilement se passer après y avoir gouté. Les gens qui font de la haute montagne profitent de cette drogue à forte dose, mais les voyageurs au long cours peuvent aussi jouir de ses effets. Évidemment, je ne parle pas ici du voyageur qui décide, pour une courte période de temps, de s’assoir sur le bord d’une piscine, face à la mer, pour boire un petit cocktail aux fraises. Je parle plutôt de gens qui laissent la facilité de côté, prennent leur sac à dos et décident de visiter le pays de l’intérieur.

13 février, 2014

Par Michèle Leclerc

Hier, il a neigé. Aujourd’hui, nous sortons, Pierre et moi. Emmitouflée dans mon manteau d’hiver, ma tuque et mes mitaines, je sors. Dans le chenil, le signal est donné! Tous les chiens de notre attelage de traîneaux m’ont aperçue. Les uns jappent, les autres hurlent. Une vraie cacophonie! Ils sautent et tournent en rond. La petite Cathou, la chienne de mon fils de six ans, Guillaume, s’assoit sagement et fixe la porte. La chienne me regarde implorante, jusqu’à ce qu’elle aperçoive son jeune maître qui trottine derrière moi. Les petites oreilles de Cathou s’agitent et sa queue balaie le sol. À l’arrivée de Guillaume, elle lève la patte sur le grillage. Silencieusement, mon fiston va ouvrir la porte pour laisser courir son chien. Ils jouent ensemble dans la neige. Pendant ce temps, j’attrape nos deux paires de skis de fond bien fartés et je les installe dans la boîte, sur le toit de la voiture. J’entends mon petit garçon parler à son ami : « Écoute… je vais me faire garder chez grand-maman aujourd’hui. Je suis content. » Cathou remue la queue comme un essuie-glace à haute vitesse. Puis, un coup de langue rapide atterrit sur la bouche de mon fils. Guillaume enlace sa fidèle amie, une accolade de fidélité remplie d’amour, puis ensemble, ils se roulent dans la neige.

7 février, 2014

jag_bicik_21Nous sommes le 8 janvier, il est 6 h 53 et il fait -23 °C. Les boîtes qui contiennent nos vélos, nos huit sacoches et nos deux sacs fourre-tout hydrofuges SealLine sont sur le balcon. C’est le jour J. Nous n’avons pas dormi de la nuit tellement nous étions excités et stressés. JA surveille par la fenêtre l’arrivée de la camionnette taxi que nous avons réservée la veille. À son arrivée, le taxi n’a rien d’une camionnette. Le chauffeur, quant à lui, est convaincu que tout notre attirail entre dans son véhicule. Pas nous. Après plusieurs essais et sûrement une bonne connaissance du jeu Tetris, le chauffeur finit par avoir raison. Tout entre! Ne jamais sous-estimer un chauffeur de taxi, surtout à 6 h 57 du matin! Je barre la porte de l’appartement et met les clés dans la boîte aux lettres. C’est officiel, nous n’avons plus de maison.

17 janvier, 2014

jag_bicik_21La Cordée vous invite à suivre J.A et G, tous deux atteints de la contagieuse et fulgurante maladie du vélo. Comme remède, ils ont décidé de s’injecter une bonne dose de kilométrage quotidiennement tout en s’hydratant avec l’eau de la cuvée locale. La Cordée les a trouvés inspirants et a décidé de les accompagner et de les soutenir dans leur traversée de l’Amérique du Nord à vélo, dans le but de sensibiliser les gens aux impacts environnementaux de l’eau embouteillée. 

13 décembre, 2013

Par Michèle Leclerc

 Ils marchaient, sans papiers, avec leur passeport pour la vie estampé de liberté. Ces hommes, visage et lèvres gercées par le vent, vivaient au grand air, dans la simplicité. Ils avançaient de village en village sans aucune idée de ce que serait leur lendemain. Ces aventuriers refusaient de se conformer à notre société. Ces personnages mystérieux marchaient dans les campagnes. Ils revenaient d’année en année aux mêmes lieux, à peu près à la même saison. Cheveux longs et vêtus de vieux pantalons, ils se présentaient pour demander la charité pour l’amour du Bon Dieu ou l’hospitalité en échange d’un service. Certains se faisaient même passer pour des guérisseurs! Dans leurs manteaux, ils cachaient des remèdes et des onguents pour guérir tout. Ils pouvaient réparer des parapluies ou raconter les contes et les légendes des villages voisins. Ces rapporteurs ramenaient avec eux les potins des paroisses.

1 novembre, 2013

Par Michèle Leclerc

Comme le temps, ces bottes ont filé à vive allure. Il y a 15 ans déjà, j’achetais une paire de bottines de marche neuve pour Louis-Philippe. Il était alors âgé de 5 ans et était le troisième de la famille, qui comptait à l’époque 6 enfants. Cet achat avait été longuement réfléchi : acheter neuf ou usagé? Finalement, nous sommes allés à La Cordée et nous avions choisi une paire de bottines pour fiston. Après tout, les plus jeunes allaient probablement l’user après lui!