Par Michèle Leclerc
cinéaste et journaliste, mère de 9 enfants.
En voyage, l’escale en ville est obligatoire, même pour les passionnées de plein air et de nature. Dès que l’on voyage à l’étranger, on doit transiger par l’aéroport et la métropole. Nous devons y acheter certains équipements spécialisés, obtenir nos visas, etc. Alors, pourquoi ne pas en profiter? Aussi bien allier l’utile à l’agréable et tirer plaisir de cet environnement urbain. Une préparation réfléchie peut aplanir presque tous les obstacles. Se déplacer avec des enfants demande certaines précautions. Celles-ci sont différentes si nous circulons en ville au milieu d’immeubles et de béton ou en pleine nature. Au fil des années, nous avons mis au point quelques astuces pour éviter les mésaventures.

Repousser ses limites. Voilà trois mots qui reviennent souvent dans le monde de l’expédition. Nous recherchons l’inconfort. Nous voulons, intentionnellement, nous mettre dans des situations qui nous font sortir des sentiers battus, des situations dans lesquelles l’adrénaline est reine. Nous savons très bien que l’adrénaline, c’est une drogue dont on peut difficilement se passer après y avoir gouté. Les gens qui font de la haute montagne profitent de cette drogue à forte dose, mais les voyageurs au long cours peuvent aussi jouir de ses effets. Évidemment, je ne parle pas ici du voyageur qui décide, pour une courte période de temps, de s’assoir sur le bord d’une piscine, face à la mer, pour boire un petit cocktail aux fraises. Je parle plutôt de gens qui laissent la facilité de côté, prennent leur sac à dos et décident de visiter le pays de l’intérieur.