L’œil de l’aigle dans la poche

Curieux de nature, l’homme éprouve un besoin fréquent d’observer le monde autour de lui. Mais si l’aigle profite d’une vision perçante, l’homme doit se contenter d’une vision beaucoup moins inspirante, en comparaison. Une bonne paire de jumelles peuvent augmenter de façon dramatique la capacité d’observation pour un passionné de plein air.

Origines des jumelles

Le fabricant d’objectifs néerlandais, Hans Lippershey, est le plus souvent reconnu comme inventeur du télescope en 1605. Si Galilée est plus souvent associé à cette invention, c’est qu’il est le premier à l’avoir utilisé pour observer les astres. Le télescope devient désormais l’outil d’observation le plus répandu au monde. En 1608, Lippershey crée une version binoculaire de son télescope, mais son utilisation est maladroite et il manque de précision. Il faudra attendre le 19e siècle avant l’apparition du premier télescope binoculaire (jumelles) utilisable, inventé en 1825 par le Français J.P. Lemire. En 1850, l’invention d’un prisme de correction par l’opticien italien Ignacio Porro permet d’obtenir un plus gros agrandissement et les choses commencent à devenir de plus en plus intéressantes. Mais ce ne sera pas avant 1928 que les jumelles connaîtront un réel succès mondial, grâce aux innovations de la compagnie Carl Zeiss, en Allemagne.

Aujourd’hui, l’utilisation d’un prisme en toit a rendu possible le développement d’une nouvelle gamme de jumelles avec plusieurs avantages, comparativement aux jumelles munies de prismes de Porro.

Les jumelles à prisme de Porro ou prisme en toit ?

Depuis la genèse du prisme de Porro en 1850, la confection mondiale de jumelles dépend largement de cette technologie. Quatre prismes de Porro sont utilisés pour réaliser une paire de jumelles, soit deux de chaque côté. Le trajet de la lumière passant au travers des jumelles est en forme de « Z », nécessitant une construction de boîtier plus volumineuse, relativement aux jumelles à prisme en toit. Ces jumelles profitent d’une excellente luminosité, surtout dans les modèles situés à l’entrée de gamme, en comparaison avec les jumelles à prisme en toit.

Avec l’arrivée du prisme en toit qui permet un trajet direct de la lumière au travers des oculaires et des objectifs, les designers ne sont pas restreints au format classique des jumelles à prisme de Porro et ils peuvent créer des formats plus compacts et plus légers. Leur étanchéité et leur durabilité dépassent celles des jumelles à prisme de Porro. Cependant, il faudra débourser plus d’argent pour obtenir une bonne paire de jumelles à prisme en toit.

Ornithologie: observer les oiseaux avec plus de facilité

Sylvain Tesson – « Comment peut-on préférer mettre les oiseaux dans la mire d’un fusil plutôt que dans la mire d’une paire de jumelles? »

En ornithologie, il faut éviter de choisir un modèle avec un grossissement supérieur à 10x afin de favoriser un champ de vision pas trop restreint, car plus on augmente le grossissement, plus on réduit le champ de vision. Pour bien observer les oiseaux qui sautillent d’une branche à l’autre, un champ de vision réduit n’offrira rien d’intéressant à l’utilisateur. Et lorsque les oiseaux survolent en groupe, ce sera plus facile de les observer et de suivre un oiseau lorsqu’il s’éloigne ou lorsqu’il se rapproche. La luminosité est elle aussi affectée par le grossissement.

Comme règle de base, il faut choisir une paire de jumelles 8×42. Selon les experts, il s’agit du meilleur compromis entre le grossissement et la taille de l’objectif et on obtient les meilleurs résultats.

Roger Tory Peterson, naturaliste américain – « En ce qui concerne l’observation des oiseaux, je me considère comme étant le lien entre la carabine et les jumelles. Avant mon intervention, la méthode habituelle pour observer les oiseaux consistait à les abattre et à les empailler. »

Ci-dessous, vous trouverez une sélection de jumelles pour tous les budgets.

BUSHNELL POWERVIEW 10X25

Les meilleures jumelles sont celles qu’on a sur soi! De ce fait, cette petite merveille risque de se retrouver dans votre sac de jour plus fréquemment qu’un modèle plus encombrant. Profitant d’une qualité d’optique étonnante pour un modèle compact, la Bushnell Powerview 10×25 se glisse aisément dans une poche et elle répond bien à une utilisation en voyage, en randonnée, en chasse, aux spectacles, etc.

NIKON TRAVELITE EX 8X25 CF

Très compactes, légères, robustes, résistantes à l’eau et profitant d’un traitement multicouche, ces jumelles se prêtent surtout à une utilisation mixte, capable d’offrir de très bonnes performances dans une foule d’activités.

PENTAX SD 8X42 WP

Parfaitement adapté à l’ornithologie, ce modèle léger et compact est étanche et antibuée. C’est une excellente exécution d’un modèle à prismes en toit offrant des images d’une impressionnante netteté. Très bien équipées, ces jumelles offrent des performances très satisfaisantes et elles vous serviront pendant plusieurs années.

PENTAX SP 8X40 WP

Puristes et amateurs de jumelles classiques… nous ne vous oublions pas! Ce modèle à prismes de Porro offre une luminosité exceptionnelle avec des lentilles à revêtement multicouche ainsi qu’une construction étanche et antibuée. Plus légères que la majorité des jumelles classiques, celles-ci sont construites de polycarbonate renforcé de fibre de verre résistant à la corrosion et aux impacts. C’est un très bon choix pour une utilisation mixte, offrant une performance équilibrée.

BUSHNELL 7X50 MARINE AVEC BOUSSOLE ANALOGUE

À conception classique avec des prismes de Porro, les jumelles marines Bushnell 7×50 avec boussole analogue illuminée sont un équipement standard pour les marins et pour l’observation sur l’eau. Avec leur large objectif, elles assurent des images nettes même par temps couvert et elles résistent à la corrosion de l’eau salée. La boussole lumineuse et analogue est un outil indispensable en environnement marin, permettant à son utilisateur d’évaluer la distance à laquelle se trouve une embarcation qui s’approche. La cerise sur le gâteau? Elles peuvent flotter sur l’eau salée! C’est pratique si vous êtes en train de visiter la baie de Fundy ou la mer Morte, mais ces jumelles ne flotteront pas si vous les laissez tomber dans le fleuve Saint-Laurent ou d’autres cours d’eau douce.

Bonne chasse aux images!

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La Cordée

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