Smartwool : la laine de mérinos mise à l’épreuve

Par Ian Bergeron, ambassadeur Smartwool

Au printemps dernier, j’ai été invité par les gens de Smartwool à passer quelques jours dans l’Ouest pour faire du ski hors-piste. L’idée était d’essayer les vêtements à base de laine de mérinos et de leur faire part de mes commentaires. Il faut savoir que l’on prête à cette laine plusieurs propriétés extraordinaires notamment au niveau de la chaleur, de l’évacuation de l’humidité et surtout au fait qu’elle ne devient pas malodorante comme la fibre synthétique.

J’ai pris le défi à la lettre et j’ai décidé de porter un seul chandail pour toute la durée du voyage, soit du départ au retour à la maison. Le même chandail dans l’avion, en ski, au pub, au refuge, bref tous les jours, afin de vérifier si les propriétés associées à cette fibre allaient se révéler vraies. Au diable mes compagnons de voyage si je sens mauvais!

Le premier jour n’impliquait que de l’avion et du transport, pas de quoi en parler. La seconde journée, je l’ai passée en ski alpin à la station Sunshine Village dans des conditions hivernales. Pas de grande sudation là non plus. Au troisième jour, deux copains et moi sommes allés en ski de haute route au nord du lac Louise. Une longue montée dans la poudreuse à suer comme un vrai, suivie par une solide descente. Première constatation : lorsqu’humide, la laine de mérinos garde mieux la chaleur corporelle que le synthétique. Lors de la transition entre la montée et la descente, je m’attendais à geler comme un glaçon, mais pas du tout. J’ai gardé ma chaleur en attendant d’enfiler mon manteau en Gore-Tex. Puis, après cette journée dans les montagnes, quelques fonctions sociales m’attendaient.

De retour à Banff, les gens de Smartwool nous avaient conviés à l’ouverture de leur premier magasin en sol canadien. Nous avons rencontré le propriétaire, plusieurs employés et des clients. Nous avons tous constaté la beauté du magasin et l’attention portée aux détails, tant au niveau du lieu que des produits. Soyez bien avertis, si vous passez par-là et y entrez, il y a fort à parier que vous ne ressortirez pas les mains vides. Prochaine étape, le pub avec l’ensemble du groupe. Je vous rappelle que je porte le même chandail depuis trois jours et personne ne semble s’en plaindre.

Après une soirée bien arrosée, direction Rogers Pass où nous passerons les prochains jours. Les guides nous y attendaient afin de nous mener en ski au fameux Wheeler Hut et nous donner notre cours de sécurité en avalanche. Quatrième jour et toujours aucun commentaire sur mon hygiène corporelle. Soit les gens étaient réellement polis, ou bien je ne sentais pas si mauvais…

La cinquième journée nous menait au cœur des montagnes via une longue montée de plusieurs heures jusqu’au pied du mont Sir Donald. J’ai sué un bon coup! La neige était profonde, tellement que nous avons dû nous rabattre sur des pentes plus abruptes afin de prendre plus de vitesse dans les descentes et permettre ainsi à nos skis de flotter davantage. Une grosse journée de ski et de plaisir comme on les aime. De retour au refuge, assis autour de la table j’ai demandé à mes partenaires de ski : « Coudonc, est-ce que je pue? »  – « Non, je ne sens rien. Toi? » – « Moi non plus… »

Jour six. En principe, on devait rentrer directement à Calgary, mais mes deux covoitureuses et moi avons décidé de faire un détour et aller skier non loin de Bow Peak dans l’Icefield Parkway. Une autre journée sur les planches à « gagner nos virages » (earn your turns), c’est-à-dire monter avec les peaux et apprécier nos virages de descente. En fin de journée, alors que l’on roule vers la capitale albertaine : « Pis, est-ce que je pue? » – « Non, pas encore »! Bon ben je vais garder mon chandail pour aller au resto, alors…

Dernier jour et tout ce que j’avais à faire c’est de prendre l’avion et revenir à la maison. Bien assis dans mon siège, je regardais à ma gauche pour voir la réaction de mon voisin. Se bouchait-il le nez? Avait-il le visage dans son t-shirt? Un air de dégoût? Souffrait-il d’une sinusite? Rien de tout ça. Force est de constater que je ne sens rien. Je peux donc affirmer que la laine de mérinos de Smartwool, elle marche pour vrai. Imaginez tout l’espace que vous pouvez sauver dans vos bagages maintenant!

Ian Bergeron
Touche à tout, Ian Bergeron est le fondateur et l’éditeur d’EscaladeQuebec.com. Il est passionné de course en sentier et d’ultramarathons. L’hiver venu, le ski sous toutes ses formes occupe ses temps libres. Ian est aussi le papa de trois enfants auxquels il tente de transmettre sa passion pour les montagnes.
Smartwool : la laine de mérinos mise à l’épreuve
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