Lydiane : Randos à saveur chilienne

« Non, mais quand est-ce que dans une vie, tu peux dire qu’au sommet d’une montagne, tu vois au moins quatre volcans en activité? » C’est la réflexion que Lydiane autour du monde avait en admirant le paysage sur l’un des sommets du parc national de Huerquehue, au Chili. La sympathique globe-trotteuse, qui sillonne présentement des paradis chiliens du plein air, semble complètement tombée sous le charme de ce pays sud-américain.

Si vous tripez sur la randonnée, nous vous défions de ne pas avoir envie d’ajouter le Chili à votre liste de destinations à découvrir à tout prix à la lecture de ce billet. En rafale, voici deux des plus récentes escapades en montagne de Lydiane.

Supposée partir seule pour Huerquehue, Lydiane a finalement rencontré, dans son auberge de jeunesse, un Italien qui partait faire cette rando le même jour qu’elle. Ils ont donc choisi d’unir leurs forces pour aller découvrir ce sentier ensemble.

Parc national de Huerquehue – Sentier San Sebastian

La randonnée de San Sebastian prend environ huit heures. Elle est techniquement plus difficile que celle du Villarica de Pucon et est destinée aux randonneurs qui ont un certain bagage en montagne. Sur place, quatre sentiers de niveaux de difficulté variables sont mis à la disposition des randonneurs qui souhaitent atteindre le sommet. Et lorsqu’il pleut, la route est fermée parce que certains tronçons des sentiers, à l’approche du sommet, deviennent très glissants, voire impraticables lorsqu’ils sont couverts de boue.

Ça commence raide!

Bon, il faut savoir que « ce ne sont pas les garde-parcs qui vous empêcheront de vous aventurer sur ce chemin. » Le début de la randonnée se chargera de le faire pour vous…

Pour accéder au sentier Quinchol (sentier qui mène au chemin San Sebastian), il suffit d’acquitter des droits d’accès et de signer le registre des garde-parcs. Ensuite, le sentier s’ouvre à vous. La première montée se fait sur de la terre battue. Mais attention, c’est très escarpé : « J’étais toujours sur le bout des pieds. Tellement que j’avais les mollets crampés. Je pense que c’est la meilleure façon de décourager naturellement les randonneurs moins en forme ou peu expérimentés. »

Ensuite, s’enchaîne un plateau à découvert, une forêt épineuse et des crêtes relativement dégagées, qui laissent entrevoir des points de vue magnifiques : « Le décor est malade! On a des points de vue sur des lacs, des canyons et des forêts denses. »

La dernière partie de l’ascension se fait sur des parois rocheuses et des cotes abruptes recouvertes de boue. « J’ai grimpé sur les grosses roches jusqu’au sommet comme si j’étais encore une enfant. » Au sommet, la vue est perceptible sur 360°. « Au sommet, je voyais quatre volcans enneigés et en activité. C’était magnifique. Il y en avait même un qui faisait de la fumée. Je voyais aussi plein de petits lacs turquoise et bleus, et le Villarrica que j’avais fait il y a quelques jours. Une vue de fou!»

Après un pique-nique au sommet à contempler cette vue imprenable sur les volcans chiliens et les forêts d’araucarias, Lydiane et son nouvel ami ont redescendu la montagne par le chemin par lequel ils avaient monté. « Je me suis fait des bâtons de marche avec des bambous qui traînaient sur le sentier parce que je n’avais pas apporté les miens pour cette partie-là du voyage. Quand le sentier est à pic comme celui-là, les bâtons sont essentiels pour préserver ses genoux. Surtout pendant la descente.» Mais pour Lydiane, la descente ne s’est pas faite comme elle se fait normalement pour tous les randonneurs : « Je cours toujours en redescendant, quand c’est possible. » Inutile de dire que la rando a été écourtée par le rythme effréné de leur descente…

Le périple s’est terminé par une baignade dans un lac froid : « Assez froid pour nous engourdir et avoir le souffle coupé. ». Et par un bain de soleil, « probablement la plus belle récompense du monde après un trek du genre ».

Dans son sac, Lydiane avait apporté :

  • Dîner (dégusté au sommet)
  • Collations
  • Manteau et pantalon coupe-vent
  • Petite laine polaire
  • Gants
Ce qu’elle a regretté de ne pas avoir apporté :

Volcan Osorno

Quelques jours plus tard, Lydiane s’est lancée dans une courte randonnée organisée spécialement pour la clientèle de son auberge de jeunesse : l’ascension du volcan Osorno. (Il faut savoir que Osorno est une station de ski en hiver et un centre de randonnée en été.)

Le plan de la journée? Faire une randonnée d’environ quatre heures sur le volcan le plus actif du sud des Andes chiliennes, marcher à la base du glacier qui recouvre son sommet, redescendre la partie escarpée à pied, puis enfourcher un vélo pour descendre pendant 15 km et atteindre le point départ de l’excursion.

Même si elle n’a pas eu la chance d’atteindre le sommet, Lydiane raconte que la vue à la base du glacier est ultraspectaculaire : « Un immense lac avec des montagnes autour. Au loin, on voyait même un volcan argentin! »

Une belle escapade de groupe pour celles et ceux qui souhaitent admirer la nature chilienne sans se lancer dans des randonnées techniquement difficiles.

Truc de voyageuse…

Pour découvrir des endroits qui ne se trouvent pas toujours dans les guides de voyage, Lydiane privilégie l’hébergement en auberge de jeunesse. Pour elle, l’auberge de jeunesse permet aux gens de partager leurs trouvailles et de découvrir des petits coins de paradis qui mettent en lumière la culture locale.


« Voyager en auberge de jeunesse permet de voyager à peu de frais, de rencontrer des gens qui peuvent devenir des partenaires de voyage pour quelques jours et de profiter des excursions organisées spécialement pour les clients de l’auberge, souvent jeunes et actifs. »

Mais, pour éviter de tomber sur des endroits peu agréables, Lydiane recommande de prendre le temps de magasiner son lieu d’hébergement en lisant les évaluations laissées par les autres voyageurs. Ses sites de prédilection?

Envie de rêver en découvrant les aventures passées de Lydiane? Procurez-vous son livre!

 

 

Lydiane : Randos à saveur chilienne
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Lydiane a, en 2013, quitté maison et boulot pour arpenter la planète et aller au bout de ses rêves. Aventureuse, énergique et créative, elle s’est donné comme mission de découvrir le monde, un sac au dos. Nomade née, Lydiane a un penchant pour la plongée, le yoga et la randonnée, et elle se lance avec enthousiasme dans de nouvelles expériences de plein air. Après avoir foulé le sol de six continents, Lydiane demeure insatiable et poursuit sa découverte du monde, qu’elle partage avec, entre autres, sa grande communauté virtuelle. Ses dadas? Faire de la photo, de la cuisine végane et de petites crèmes maison à base de produits naturels.
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