Quiz sur les moustiques pour les amateurs de plein air!

Par Ariane Adam-Poupart

Avec le printemps pluvieux que nous avons eu au Québec, vous avez sûrement entendu plus d’une fois que les moustiques allaient être nombreux et voraces cet été.

Vous êtes-vous fait dévorer par ces insectes piqueurs? Pour ma part, il m’est arrivé à plusieurs reprises de regretter de ne pas avoir pensé mettre du  chasse-moustiques lors de course en sentier! Pire, je me suis retrouvée dans la voiture après une course à la belle étoile, accompagnée de mon gros bouvier et trois gros moustiques tous gorgés de sang. Je les ai tous tués. Beurk!

Vous le savez, je travaille en santé publique et je connais bien les tiques et leur désagrément. Mais je n’en connais pas autant sur les moustiques et suite à cette soirée meurtrière (celle où j’ai littéralement écrasé les trois moustiques pleins de sang dans ma voiture), j’ai eu envie de rencontrer ma collègue Marie-Eve, experte des maladies transmises par les moustiques, pour en savoir un peu plus sur ce sujet.

Dans ce blogue, je vous résume en quelques questions-quiz mes nouvelles connaissances sur les moustiques de chez nous!

Et vous, connaissez-vous bien les moustiques du Québec? 

Les moustiques du Québec peuvent transmettre des maladies, dont le Virus du Nil.

VRAI : Les moustiques du Québec peuvent être porteurs de virus et peuvent les transmettre aux humains lors de piqûres. Parmi ces virus, nous retrouvons entre autres le Virus du Nil occidental (trente cas déclarés en 2016), mais également d’autres types de virus comme ceux du sérogroupe Californie dont les plus répandus au Canada sont le virus de Jamestown Canyon (cinq cas déclarés en 2016) et le virus snowshoe hare (au moins deux cas déclarés en 2016). Les symptômes de ces maladies sont très variables. La plupart des personnes infectées sont légèrement atteintes ou asymptomatiques, mais une faible proportion peut développer des formes sévères. Pour en apprendre plus sur les maladies transmises par nos moustiques, je vous invite à consulter les liens à la fin de cet article.

Les moustiques ne piquent que tôt le matin ou à la tombée du jour.

FAUX : Les moustiques sont le plus actifs à l’aube (pointe du jour) et au crépuscule (juste avant la noirceur), mais ils demeurent actifs toute la journée et peuvent conséquemment vous piquer à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

Les moustiques porteurs de maladies ne sont présents que dans les grandes villes du sud du Québec.

FAUX : Certains moustiques porteurs de maladies sont présents dans les milieux urbains alors que d’autres préfèrent les zones humides, rurales ou semi-urbaines avec des plans d’eau stagnants ou des marécages.  En 2016, les personnes infectées par le virus du Nil et par les virus du sérogroupe Californie se répartissaient dans plusieurs régions du Québec, dont Montréal, Lanaudière, Laval, Montérégie, Capitale-Nationale, Mauricie et Centre-du-Québec et Estrie.

Les moustiques ne peuvent transmettre les maladies qu’au printemps.

FAUX : Les moustiques sont actifs à partir de la mi-avril et leur activité se poursuit jusqu’à la première gelée du sol à la fin de septembre ou octobre. Conséquemment, ces moustiques peuvent transmettre les maladies tout au long de cette période.

Les moustiques n’aiment pas particulièrement les sportifs.

FAUX : En fait, les sportifs sont des proies irrésistibles pour les moustiques. D’abord, les sportifs dégagent de la chaleur et de la sueur, deux éléments très attirants pour les moustiques. De plus,  les sportifs portent souvent des vêtements courts qui laissent de grandes surfaces de peau libre pour les piqûres. Et finalement, les sportifs sont souvent habillés en couleur foncée, une couleur qui attire les insectes également.

Pour se protéger des piqûres de moustiques, il existe plusieurs moyens.

VRAI : Le chasse-moustiques est un moyen efficace pour se protéger des moustiques. Vous pouvez aussi porter des vêtements longs de couleur claire pour aller à l’extérieur. Par ailleurs, il est utile d’installer des moustiquaires en bon état sur les portes et les fenêtres de votre maison, ainsi que sur votre tente et votre abri de camping.

Il n’y a que le chasse-moustiques à base de DEET qui est efficace pour se protéger des piqûres de moustiques.

FAUX. Pour vous protéger des piqûres de moustiques, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) recommande l’utilisation de plusieurs types de chasse-moustiques (certains à base de DEET, d’icaridine, d’eucalyptus citron ou d’huile de soya). La fréquence d’utilisation de ces chasse-moustiques peut toutefois varier selon la durée nécessaire de protection et l’âge de la personne à protéger (mois de 6 mois, 6 mois-à 2 ans, 2 à 12 ans, plus de 12 ans). Pour plus d’information, je vous conseille de regarder le tableau fourni sur le site web du MSSS.

Éliminer l’eau stagnante pourrait contribuer à réduire les risques de piqûres de moustiques.

VRAI : Les moustiques se développent dans l’eau. L’eau stagnante, c’est-à-dire qui ne circule pas ou ne bouge pas, est un milieu idéal pour la reproduction des moustiques qui peuvent être porteurs de maladies. Pour réduire le nombre de moustiques, éliminez l’eau stagnante dans les chaudières, les barils ou tout autre objet extérieur pouvant contenir de l’eau, comme les vieux pneus, la toile solaire de votre piscine, etc.

Lecture complémentaire :

 

 

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Ariane Adam-Poupart

Pendant son doctorat en santé publique, Ariane a choisi la course sur sentier pour s’évader. Puis, elle a pris part à une première compétition de course longue distance en 2013. Cet événement a marqué le début d’une grande passion. Depuis, elle s’est lancé une tonne de défis de course, au Québec et ailleurs. Quand elle n’est pas en train de courir, Ariane cherche de nouvelles destinations de voyage pour aller découvrir le monde et planifie des activités de plein air dans de nouvelles contrées. Les Alpes en Suisse et Big Island à Hawaii font partie de ses coups de cœur.
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