Cinq volcans et un canyon : découvrir le Mexique

Par Nicolas Paré

Dans la culture populaire, gracieuseté des films américains, on associe (trop souvent) le Mexique à une contrée plane, désertique, un paradis de la farniente. La plupart des voyageurs vont au Mexique pour profiter des plages d’Acapulco, Puerto Vallarta ou de Cancún, ou encore pour visiter les ruines mayas et aztèques. Rares sont les voyageurs qui vont au pays des tacos pour faire de la randonnée ou pour atteindre les plus hauts sommets. Et pourtant…

Une grande partie du Mexique se trouve sur un plateau à 2000 m au-dessus du niveau de la mer, un plateau parsemé de volcans dépassant la barre des 4000 à 5000 mètres d’altitude.

Après deux ans à parcourir le monde, j’entamais ma dernière grande aventure. Au menu : l’ascension de cinq volcans, dont la troisième plus haute montagne en Amérique du Nord et le troisième plus jeune volcan sur Terre, ainsi qu’une randonnée dans un canyon aussi grand (sinon plus) que le Grand Canyon!

J’ai fait tous les volcans et canyons mentionnés ci-bas en solo et en autonomie complète. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de plus d’information.

Volcan Paricutín

Le troisième plus jeune volcan sur Terre!

Nous tenons souvent pour acquis que les choses ont toujours été ainsi, mais le visage de la Terre subit des chirurgies en permanence. Parlez-en aux habitants de Angahuan!

Après quelques kilomètres à marcher dans la forêt dense, toute trace de végétation disparaissait brutalement! Devant mes yeux se trouvait l’une des vues les plus incroyables que j’ai pu voir : une rivière de lave pétrifiée… et un clocher d’église qui sortait de nulle part.

Photo par Karla Yannín Alcázar Quintero

Le 20 février 1943, Angahuan était secoué par de violentes secousses. Ces secousses provenaient d’une éruption volcanique au cœur de la forêt. Durant 9 ans, l’éruption allait détruire tout sur son passage, laissant derrière un dôme volcanique et une rivière de magma. Le Volcan Paricutin était né!

De toutes les constructions du coin, seul le Santuario del Senor de los Milagros résistait aux coulées de lave.

Depuis le Santuario, il est possible d’atteindre le sommet du volcan via un sentier passant au cœur de la zone dévastée. Bien que le sommet soit officiellement à 2800 m d’altitude, il ne surplombe les environs que de 500 m. Vous ne battrez jamais de record d’altitude avec cette randonnée, mais l’intérêt est ailleurs.

Dire que le Volcan Paricutin jure dans le décor est un euphémisme!

Durée — 1 jour

Guide — non requis

Hébergement — Auberge à Uruapan ou à Morelia / Camping près du Santuario (gratuit – aucune réservation nécessaire)

Accès — Bus reliant Uruapan/Morelia à Angahuan (toutes les trente minutes)

Volcan Toluca

Quatrième plus haute montagne du Mexique à 4691 mètres d’altitude!

Ne vous laissez pas impressionner par la hauteur! Le Volcan Toluca, Ixnantecatl pour les intimes, est sans aucun doute la haute montagne la plus accessible du Mexique (donc très touristique).

Au bout d’un long et sinueux chemin de terre, je me retrouvais sur les flancs du Volcan Toluca à 4155 mètres d’altitude. Après 10 minutes de marche, je gagnais le pourtour du cratère (@4275m). Une heure plus tard, j’étais au sommet.

Toluca offre des paysages surprenants. L’expérience s’avérera décevante pour un randonneur d’expérience, mais se veut une excellente introduction à la haute montagne ou pour s’acclimater à l’altitude en douceur avant d’attaquer des sommets plus sérieux.

Durée — 1-2 jours

Guide — non requis

Hébergement — Refuge (Dortoir) sur le volcan à la fin de la route (Réservation nécessaire la fin de semaine)/Camping à la base du volcan/Auberge à Toluca

Accès — Difficile d’accès sans voiture. Prendre le bus de Mexico City à Toluca, un autre bus de Toluca à Texcatitlan, puis descendre au village de Raices et marcher ou faire de l’autostop sur 10 kilomètres le long d’une route de terre jusqu’au Refugio (voitures fréquentes).

Volcan La Malinche

Cinquième plus haute montagne du Mexique à 4420 mètres d’altitude!

La Malinche réfère à une jeune et belle esclave qui fut donnée en cadeau à Hernan Cortes (l’un des plus célèbres conquistadors) par les Mayas en 1521. Celle-ci joua un rôle décisif dans la chute de l’Empire aztèque.

Le départ (fin de la route) se fait à 3100 mètres d’altitude. Durant les 6,5 kilomètres et plus de 1300 mètres d’ascension, la difficulté augmente de façon exponentielle. Les premiers kilomètres sont sans histoire dans une forêt de pins. À 3700 mètres, en quittant la forêt, le sentier devient sablonneux et incliné. À 4200 mètres, et jusqu’au sommet, Malinche se transforme en une mer de grosses roches. L’inclinaison et l’instabilité des roches rendent l’ascension délicate.

La Malinche est une montagne qui n’avait l’air de rien vu d’en bas, mais qui s’est avérée surprenante (en termes de défi et de paysages). Le volcan est parfait pour une journée de plein air ou pour s’acclimater à l’altitude.

Durée — 1 jour

Guide — non requis

Hébergement — Camping/Chalet à la base du volcan/Auberge à Puebla

Accès — Difficile d’accès sans voiture. Prendre un taxi depuis la ville de Puebla, et prévoir le retour.

Volcan Iztaccíhuatl — La Mujer Dormira

Troisième plus haute montagne du Mexique à 5220 mètres d’altitude!

L’aventure débute à Paso de Cortes à 3600 mètres d’altitude. C’est de cet endroit que Cortes et ses conquistadors aperçurent pour la première fois une grande et majestueuse cité : Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque… éventuellement détruite par les Espagnols… et sur laquelle Mexico City fut construite.

Le hasard voulu que Paso de Cortes se situe entre deux des montagnes les plus sacrées de la mythologie aztèque : Iztaccihualt et Popocatepetl (5436 m – deuxième plus haute montagne du Mexique)

La légende veut que ces deux volcans naquissent en un jour. Popocatepetl, un valeureux guerrier, voulait la main de Iztaccíhualt, une très belle princesse. Le père de Izta la lui accordait si celui-ci revenait victorieux de sa prochaine bataille. Durant son absence, un rival jaloux disait à Izta que Popo avait été tué au combat. À son retour, Popo trouvait Izta sans vie. Il prenait son corps et montait au sommet d’une colline afin de maudire les Dieux. Ceux-ci transformaient les amants en deux volcans ; l’un éteint (Iztaccíhualt), l’autre encore bien actif (Popocatepetl). De nos jours, en regardant le Volcan Iztaccíhualt d’un certain angle, on voit une femme allongée… d’où son surnom La Mujer Dormira (la femme qui dort).

Fin de l’histoire! Retour au 21e siècle!

Alors que Popo est interdit d’ascension, il est possible d’atteindre le sommet de Izta par le sentier La Arrista del Sol (la crête du soleil). Depuis La Joya (4000 m – fin de la route et camping), le sentier est long de 5,5 kilomètres sur 1250 mètres de dénivelé.

Avance rapide jusqu’au milieu de la nuit.

2 h — La nuit était illuminée d’une pleine lune si brillante que je n’avais même pas besoin de ma lampe frontale pour voir le sentier. Tantôt en sable, tantôt en pierre, mais toujours bien balisé, il était impossible de perdre le sentier. Dans le doute, il suffisait de suivre les (nombreuses) lampes frontales de groupes partis plus tôt.

6 h – Quelques sections de sentiers pas commodes en zone d’éboulement, plusieurs faux sommets et la traversée d’un glacier (plat et sans difficulté), et je me trouvais au sommet à admirer un splendide (mais glacial) lever de soleil.

Pour ses paysages incroyables et variés, Iztaccílualt se hisse au sommet de ma liste des plus belles ascensions en Amérique latine.

Alors que la plupart des randonneurs coupent l’ascension en deux en dormant au Refugio de los Cien (4750 m), il est tout à fait possible de faire La Joya/Sommet/La Joya en 8 à 10 heures. Pour ceux bien acclimatés à l’altitude, en bonne forme physique et expérimentés à la haute montagne, comptez 6 à 7 heures aller-retour.

Durée — 1-2 jours

Guide — non requis, mais recommandé pour les débutants/intermédiaires

Hébergement — Camping à La Joya (gratuit — Aucune réservation nécessaire)/Refugio de los Cien (gratuit — Aucune réservation nécessaire —1 er arrivé, 1er servi pour les quelques lits en dortoir)

Accès — Difficile d’accès sans voiture. Prendre le bus depuis Mexico City jusqu’à Amecameca, le minubus de Amecameca jusqu’à Paso de Cortes, puis marche ou autostop jusqu’à La Joya.

Notes

  • Je recommande fortement d’avoir fait le Volcan Toluca et/ou Malinche au préalable pour s’acclimater à l’altitude.
  • Il faut se procurer un permis au centre d’information de Paso de Cortes (5 minutes – coût minimal)
  • Évitez de faire l’ascension la fin de semaine (la montagne est surpeuplée).
  • Un piolet, un casque et des crampons sont fortement recommandés pour négocier la dernière section sur glacier.

Pico De Orizaba

Plus haute montagne du Mexique et troisième plus haute montagne en Amérique du Nord à 5675 m!

Le plat de résistance!

Pico de Orizaba signifie « montagne étoilée ». Impossible de manquer ce cône coiffé d’un manteau de neige et de glace visible à plus de 100 kilomètres à la ronde.

Du haut de ses 5675 mètres, seuls le Mont McKinley (aussi appelé Denali – Alaska) et le Mont Logan (Canada), sont plus hauts en Amérique du Nord. C’est aussi la septième plus haute montagne au monde en termes de proéminence (différence de hauteur entre sa base et le sommet).

Alors que je me préparais à réaliser l’ascension par la voie nord, la voie la plus empruntée, qui nécessitait de marcher pendant de longues heures sur le glacier Jamapa jusqu’au sommet, j’apprenais à la dernière minute que cette voie était sur la glace bleue (donc très dangereuse) depuis quelques mois.

J’allais plutôt y aller par le versant sud, la deuxième voie la plus empruntée ; plus courte, presque totalement exempte de neige et de glace, mais beaucoup plus abrupte.

Au premier jour, je gagnais le refuge, situé à 4710 mètres, sans trop d’effort. Le Refugio Fausto Gonzalez Gomar ressemblait à une petite boîte de conserve rouge noyée dans une mer de roches. On m’avait décrit l’endroit comme « crasseux », « tu ne veux pas dormir là », « dors plutôt dans ta tente ». Je trouvais un refuge vraiment basique, un peu sale, mais confortable.

2 h 50 — Quelques heures de sommeil (dans un refuge glacial) plus tard, j’entreprenais mon ascension vers le sommet. Un fort vent d’hiver me rappelait que j’étais vraiment stupide de faire l’ascension en short (I am Canadian).

3 h 20 — À 4920 mètres, j’en avais fini avec une première section dans la cendre volcanique. Je m’attaquais désormais à un parcours accidenté, de plus en plus incliné et au travers de grosses pierres instables.

4 h 50 — À 5410 mètres, j’étais entouré de neige depuis plusieurs centaines de mètres, mais j’avais toujours réussi à continuer l’ascension en zigzaguant un peu pour éviter de mettre mes crampons (je trouvais l’inclinaison un peu trop forte pour faire de la marche sur glacier en solo en pleine nuit).

6 h 10 — Pico de Orizaba, ma quatrième plus haute montagne à vie (pour le moment), était entièrement sous mes pieds. Le sommet se situait sur l’arrête du cratère de 400 mètres de diamètre par 300 mètres de profondeur. J’avais (encore une fois) réalisé l’ascension beaucoup plus rapidement que prévu et je devais me les geler solide avant l’arrivée du soleil (6 h 45).

Désormais à la lueur du jour, je me sentais vraiment stupide d’avoir réalisé l’ascension en solo. J’étais comme un chat dans un arbre ; j’avais la frousse en regardant le sentier que j’avais à emprunter pour redescendre. Ce que j’essaie de dire c’est que le Pico de Orizaba n’est pas à prendre à la légère! Si vous n’avez pas besoin de guide, faites au moins l’ascension en duo.

Durée — 2-3 jours

Guide — non Requis, mais un incontournable pour toute personne n’ayant pas une grande expérience en haute montagne.

Hébergement — Auberge OMG (Orizaba Mountain Guide) à San Miguel de Zoapan (Avant/Après l’ascension — Réserver à l’avance)/Voie Nord ; Camping/Dortoir au Refugio Piedra Grande (gratuit – 1er arrivé, 1er servi pour les quelques lits en dortoir)/Voie Sud ; Camping/Dortoir au Refugio Fausto Gonzalez Gomar (gratuit – 1er arrivé, 1er servi pour les quelques lits en dortoir)

Accès — Prendre le bus depuis Mexico City jusqu’à Puebla, encore le bus de Puebla jusqu’à Tlachichuca, puis le taxi jusqu’à San Miguel de Zoapan

Notes

  • Je recommande fortement d’avoir fait le Volcan Iztaccíhualt + Toluca et/ou Malinche au préalable pour vous acclimater à l’altitude.
  • Que vous vouliez réaliser l’ascension avec ou sans guide, je recommande très fortement de contacter l’Auberge OMG. Roberto (propriétaire et ancien guide de montagne) et son équipe vous donneront toutes l’information nécessaire à propos de Pico (condition sur la montagne, etc.). Leur charmante auberge, avec dortoir confortable, vue imprenable sur la montagne et des repas de qualités est un endroit inégalé (et vraiment abordable) dans la région — http://www.orizabamountainguides.com.mx/en/
  • Il faut un casque, un piolet et des crampons (que vous pouvez louer à un prix ridicule à l’Auberge OMG).

Barranca Del Cobre

Après les hauteurs du Mexique, direction les profondeurs!

Bienvenue dans le nord du pays, le Far West mexicain, une contrée qui n’a rien en commun avec le reste du pays en termes de paysages (aride) et de culture (pas de grande civilisation précolombienne).

Fraîchement arrivé à Chihuahua, dans l’état du même nom, je prenais la direction de Creel : la porte d’entrée du Barranca del Cobre (canyon du cuivre)… où il n’y a jamais eu de cuivre.

On raconte que le Barranca del Cobre est quatre fois plus large et deux fois plus profond que le Grand Canyon… mais il se trouve du mauvais côté de la frontière, d’où son anonymat relatif.

Les Tarahumaras, aussi appelés Raramuri, habitent le canyon depuis la nuit des temps et sont les ancêtres des ultra-marathoniens modernes. Tarahumara signifie « pieds légers », ou « ceux qui courent vite », un nom qui leur va comme un gant. Ils sont reconnus pour courir de longue distance (plus de 20 heures) sans trop d’effort. Un peu les Mohamed Ali de la chasse, ils épuisent leur adversaire (le cerf), puis l’achèvent facilement. De nos jours, quoique certains vivent encore selon les coutumes ancestrales (reclus dans le canyon), vous avez plus de chances de voir un Tarahumara au volant d’une camionnette, ou avec un Tecate dans les mains… sinon les deux en même temps, que de les voir courir pour chasser. Certains appellent cela l’évolution!

Encore très peu touristique, le moyen le plus commun d’explorer le canyon est de monter à bord du Ferrocarril Chihuahua Pacifico. Surnommé El Chepe, il relie Chihuahua à Los Mochis 656 kilomètres plus loin… étant du même coup le seul train de voyageurs encore en fonction au Mexique. C’est le moyen le plus commun (mais très coûteux) pour explorer le canyon. Vous commencez à me connaître… je fais rarement les choses comme les autres!

Pour ceux qui ont le temps (il vous faut une bonne semaine pour faire le tour du canyon) et qui se donnent la peine, le Barranca del Cobre propose plusieurs courtes, mais très belles randonnées. Pour ce faire, trois villages (plusieurs options d’hébergement) servent de camp de base ; Creel, Divisadero/Areponapuchi et Urique.

Camino del Cobre

Long de 58 kilomètres, le sentier était autrefois utilisé par les Tarahumaras pour relier Creel à Divisadero. Marqué de deux bandes horizontales, l’une verte, l’autre rouge, le sentier passe au travers de collines labyrinthiques recouvertes de pins. La route principale n’étant jamais trop loin, il est possible (et facile) de faire de l’autostop à tout moment pour écourter votre randonnée.

Divisadero

L’endroit porte TRÈS BIEN son nom. Station de train sans ville (le village de Areponamichic se trouve à trois kilomètres), on comprend vite pourquoi l’endroit est l’arrêt principal du Barranca del Cobre. Perché directement sur la paroi du canyon, c’est l’endroit où la terre prend fin et le vide commence. Le spectacle est grandiose!

El Nido del Aguila (le nid de l’aigle)

Situé au beau milieu du canyon, à plus de trois kilomètres à vol d’oiseau de Divisadero, se trouve le « Nido del Aguila » (le nid de l’aigle), un piton rocheux difficile à manquer.

Quatre choix s’offrent à vous pour gagner cette montagne ;

  1. Un téléférique de plus de trois kilomètres de longueur, sans aucun support intermédiaire ($)
  2. Une série de sept tyroliennes ($$)
  3. Une tyrolienne de plus de 2,5 kilomètres de long suivants le téléférique ($$$)
  4. Marcher (gratuit!) — quatre sentiers super bien balisés sont à votre disposition. Seul hic, le départ de ces sentiers n’est pas évident à trouver.

Je vous laisse deviner mon choix…

Pour gagner le Nido, j’empruntais le sentier Ruta Panoramica. Comme son nom l’indique, le sentier de neuf kilomètres offre une vue panoramique sur l’ensemble du canyon, en suivant la crête d’une montagne qui sinuait jusqu’au milieu du canyon. Pour retourner, j’empruntais le sentier Ruta el Lomo, un peu plus court (7 km), mais beaucoup plus abrupte, et sans véritable zone d’ombre. Ce sentier remontait en presque droite ligne jusqu’à la station de téléférique au sommet du canyon. Pendant deux heures, j’avais le téléférique et la grande tyrolienne qui me passaient au-dessus de la tête (impressionnant!).

Urique — Les profondeurs du Barranca

Après avoir vu le canyon de haut, j’en étais quitte pour le voir d’en bas. La descente fut vertigineuse ; sur une route à peine plus large qu’une voiture, le minibus avalait les km de la route de terre serpentant sur les parois du canyon (sans garde fou), les roues de la fourgonnette passant à moins d’un mètre du précipice à plusieurs reprises.

Cette route entrait automatiquement dans mon top 3 des routes les plus dangereuses que j’avais parcouru dans ma vie (#1 étant la route pour gagner Omalo en Géorgie/Ex-URSS… #2 étant la route entre Manali et Leh au Cachemire/Inde).

Terminus Urique, ancien village de mineurs blottis au plus profond du canyon. Le temps passe LENTEMENT à Urique, au son de la musique country mexicaine. Le sport national, pratiqué par beaucoup d’hommes d’ici, est de s’asseoir à l’ombre, de préférence en groupe, et boire une (des) Tecate(s).

Urique offre plusieurs belles randonnées d’un jour et est le théâtre d’un des plus vieux Ultra Marathon du monde ; le Caballo Blanco (cheval blanc) tous les ans durant la première semaine de mars.

Mirador del Gallego

Sans rien enlever à Divisadero, à mon humble avis, la grande vedette du Barranca del Cobre se veut le Mirador de Gallego.

Sur la route menant à Urique, sur les hauteurs du canyon, la vue (surtout au lever et coucher du soleil) est tout simplement INCROYABLE. Lors de mon dernier jour dans le canyon, je décidais de marcher les quatorze kilomètres et ces 1500 mètres de dénivelé séparant Urique du Mirador. Sans aucun doute dans mon Top 3 des plus beaux sites de camping où j’ai séjourné à ce jour (même si ce n’est pas un site de camping à proprement parler).

Passer la nuit seul au monde au sommet d’un des plus grands canyons sur Terre : Check!

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Bleuet du Lac-Saint-Jean et architecte de formation, Nicolas a tout laissé derrière lui en mars 2013 en échange d'un sac à dos et d'un aller simple pour l'Asie. Il a succombé à l’amour du voyage et, depuis ce temps, il a fait le tour de l'Asie, travaillé deux ans au Moyen-Orient et explore de nouvelles contrées depuis avril 2016. Son actif de voyage? Plus de quarante pays visités, de nombreuses grandes randonnées complétées et une foule de sommets atteints.
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