La berce du Caucase, une des plantes les plus dangereuses au Québec

Connaissez-vous la berce du Caucase? Il s’agit d’une plante majestueuse que l’on retrouve dans nos forêts et nos jardins, et qui peut atteindre près de 5 mètres de hauteur. Cette plante n’est pas que spectaculaire par sa hauteur, elle l’est surtout pour une raison bien particulière : elle se classe parmi les plantes les plus toxiques pour l’humain au Québec. En effet, le contact avec sa sève, combiné à une exposition au soleil, pourra créer des douleurs et des lésions à la peau semblables à des brûlures qui peuvent s’avérer très sévères.

Amateurs de plein air et de jardinage, ce petit texte est pour vous! Il contient plusieurs informations importantes pour vous aider à vous protéger de ce fléau.

Par Ariane Adam-Poupart

Qu’est-ce que la berce du Caucase?

La berce du Caucase est une plante exotique toxique, qui a été introduite en Amérique pour des raisons horticoles et qui a été répertoriée pour la première fois au Québec en 1990. Cette plante envahissante s’est rapidement dispersée sur le territoire québécois.

Pourquoi cette plante est-elle toxique?

La sève de la berce du Caucase contient des toxines qui sont activées par la lumière — que ce soit par des rayons ultraviolets naturels ou artificiels.

Le contact avec la sève de cette plante, combiné avec l’exposition à la lumière, cause de la douleur et des lésions à la peau semblables à des brûlures.

Comment reconnaître cette plante?

La berce du Caucase. Crédit : GerardM at nl.wikipedia

Voici les principales caractéristiques pour reconnaître la berce du Caucase.

  • Hauteur de la plante : de 2 à 5 mètres
  • Caractéristiques des feuilles :
    • elles peuvent atteindre 1,5 m de largeur et 3 m de longueur,
    • elles sont divisées en 2 ou 3 folioles, profondément découpées et dentées,
    • leur face inférieure est lisse ou légèrement écailleuse,
    • elles peuvent porter quelques poils blancs rudes et épars.
  • Caractéristiques de la tige :
    • elle est robuste et creuse et mesure entre 4-10 cm de diamètre,
    • elle a de nombreuses taches variant de rouge framboise à violet, qui sont bien définies et étendues,
    • elle porte des poils blancs rudes et épars, surtout à la base des tiges.
  • Caractéristiques des fleurs :
    • Elles sont blanches et elles poussent sur une même tige en formant des ensembles de fleurs arrondies (appelées ombelles), qui mesurent entre de 20 à 50 centimètres de diamètre.

Pour vous aider à reconnaître cette plante et éviter de la confondre avec la berce laineuse, consultez cette page.

Crédit : Marie-Claire Wiki Commons

Quels sont les symptômes causés par cette plante?

Le contact avec la sève de cette plante, combiné avec l’exposition à la lumière, cause une inflammation de la peau. Cette inflammation peut apparaître jusqu’à 48 heures après le contact de la peau avec la sève.

Cette inflammation peut se traduire par une rougeur et une enflure de la peau, des cloques et des ampoules ou, encore, des brûlures superficielles ou plus graves (1er ou 2e degré).

Toutes les parties du corps peuvent être atteintes par les toxines de la sève et la lumière, mais en particulier le dessus des mains, les bras, les jambes, les yeux et le visage.

La guérison des lésions prend environ une semaine. Des cicatrices ou des taches brunes peuvent ensuite apparaître sur la peau et y demeurer pendant plusieurs années. La région affectée peut aussi demeurer sensible à la lumière pendant plusieurs mois.

Dans quelles régions retrouve-t-on cette plante?

La berce du Caucase a été répertoriée pour la première fois au Québec en 1990.

Jusqu’à présent, elle a été observée dans plusieurs régions : Bas-Saint-Laurent; Capitale-Nationale; Chaudière-Appalaches, Estrie, Lanaudière, Laurentides, Laval, Mauricie et Centre-du-Québec, Montérégie, Montréal, Outaouais et Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Source : Page web du ministère du Développement durable, environnement et lutte contre les changements climatiques.

Où retrouve-t-on cette plante?

La berce du Caucase pousse dans les milieux frais et humides, comme le long des berges des cours d’eau, le long des fossés, le long des chemins de fer, le long des routes, dans les prés et dans les terrains vagues.

Qui est à risque?

Certaines personnes ont plus de risques d’entrer en contact avec la berce du Caucase et les amateurs de plein air en font partie s’ils se promènent dans les régions où l’on retrouve cette plante.

Sachez que la sève peut aussi adhérer au pelage des animaux, en particulier des chiens, qui peuvent ensuite contaminer directement les personnes qui les touchent.

Comment se protéger?

La sève de cette plante est incolore et inodore et elle est excrétée par toutes les parties de la plante.

Dans ce contexte, un des meilleurs moyens pour se protéger est de savoir reconnaître cette plante afin d’éviter de la toucher.

Pour plus d’informations sur l’identification de la plante et autres moyens de prévention, suivre www.quebec.ca/habitation-et-logement/habitation-et-logement/reconnaitre-et-eliminer-la-berce-du-caucase/

Quoi faire si vous avez des brûlures sur la peau?

D’après le ministère de la Santé et des Services sociaux, les brûlures du 1er degré sont superficielles et ne nécessitent généralement pas de traitement particulier.

Si vous avez de la douleur, il est recommandé

  • de prendre un bain dans l’eau fraîche ;
  • de faire des compresses, de les tremper dans de l’eau et de les appliquer sur vos brûlures pendant 20 minutes, de 4 à 6 fois par jour.

Si vous avez des brûlures du 2e degré, qui s’accompagnent de cloques et d’ampoules, ou si vous êtes inquiets pour votre santé, appelez Info-Santé 811. Vous pourrez obtenir plus d’information sur le traitement des brûlures.

Vous pouvez aussi consulter votre médecin, qui pourra vous prescrire le traitement approprié.

Pour en savoir davantage

Page web du ministère de la Santé et des services sociaux du Québec

Page web du ministère du Développement durable, environnement et lutte contre les changements climatiques

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Ariane Adam-Poupart

Pendant son doctorat en santé publique, Ariane a choisi la course sur sentier pour s’évader. Puis, elle a pris part à une première compétition de course longue distance en 2013. Cet événement a marqué le début d’une grande passion. Depuis, elle s’est lancé une tonne de défis de course, au Québec et ailleurs. Quand elle n’est pas en train de courir, Ariane cherche de nouvelles destinations de voyage pour aller découvrir le monde et planifie des activités de plein air dans de nouvelles contrées. Les Alpes en Suisse et Big Island à Hawaii font partie de ses coups de cœur.